Le Bulletin

PUSH !
par Christiane Alberti, Directrice du bulletin électronique de l’UFORCA pour l’UPJL

Le Bulletin électronique de l’Uforca pour l’Université populaire Jacques Lacan, is born en janvier 2010 !

Son nom ?

Uforca, est bien connu de nous tous, participants aux Sections cliniques du Champ freudien, et l’UPJL a déjà bouleversé notre ethos. Le milieu de la psychanalyse en parle, en entendra parler.

Sa vocation ?

Studieuse et critique : la lecture, la raison depuis Freud, la pratique des textes de Lacan, les trésors de la clinique et son aggiornamento permanent. Clinique, en référence à : « ce n’est pas spécifiquement qu’un cas ait été évoqué qui fait le caractère clinique de ce qui s’énonce » (Lacan). Et politique : « penser une stratégie et créer une communauté » (Cynthia Fleury).

Le Bulletin récolte travaux et enseignements des  sections, antennes et collèges cliniques, dans leur diversité,  (casuistique, recherches, références, politique, présentations, conversations, notules….) mais rend compte également  d’événements scientifiques, les anticipe, … lance ou anime des débats.  Il promet d’être  en prise avec l’actualité en faisant jaillir le meilleur des productions.

Sa méthode ?

Push ! En lisant, en écrivant…..C’est assurément le souffle des Journées de l’ECF de novembre 2009, impulsé par J.-A. Miller, qui a déclenché son lancement par un joyeux bataillon composé d’une vingtaine de correspondants (un ou deux par section), qui récolte ou sollicite d’ores et déjà études, papiers, billets, écrits et paroles de la communauté de façon à les  « pousser vers » et inciter à lire et à écrire en retour. Lire et écrire comme éveil, réveil, appel au dépassement. Non pas désaveu de notre temps qui n’a plus l’usage des Lumières…mais un désir frais, revigorant par les temps qui courent.

Son adresse ?

Les membres du Cercle. Cette adresse très ciblée s’est déplacée pour s’élargir, se singulariser… Qui sait ?

Son objet ?

Le combat pour la psychanalyse. Il y a péril en la demeure. Lacan a souligné « l’éclat sans fin » avec lequel Freud a rendu à l’inconscient « le droit à la parole », le droit qu’il tient de sa structure de langage. Mais les « pensées » apolitiques qui entendent nous gouverner, ignorent précisément, au nom d’une prétendue objectivité, le lien qui nous relie à notre nature de parlant. Il faut dire leur fait à ces experts en normalité, qui voudraient séquencer nos moindres faits et gestes, et, in fine, nous assigner, via la cognition et le comportement, à résidence, dans notre corps, dans notre tête. Ils veulent ignorer la marque singulière que les mots ont imprimé sur le corps, qui précisément surclasse la vie, lui ouvre un lointain…La singularité qui fait le sel de l’existence, aussi chétif que soit ce blason (Lacan à propos de Gide), demeure la seule dignité qui vaille pour un parlêtre. A l’encontre de la grand-route de l’homogène, de la prise en masse, de l’anonymat généralisé, du « comme tout le monde » des personnages à la Queneau (Cf. Le dimanche de la vie), « des héros très peu héroïques » comme dit Kojève, du « nihilisme ordinaire » que décrit Sollers, la psychanalyse fait sans doute entendre une voix à part.

Dans ce combat, nous n’avons pas d’autre choix que de viser l’avenir promis à ce qu’enseigne la psychanalyse d’orientation lacanienne. En répondre. Ce qui pose la question de ce que nous voulons en l’affaire. Hypothèque consentie sur notre tranquillité.

Le Bulletin électronique de l’Uforca pour l’Université populaire Jacques Lacan, is born en janvier 2010 !

Son nom ? Uforca, est bien connu de nous tous, participants aux Sections cliniques du Champ freudien, et l’UPJL a déjà bouleversé notre ethos. Le milieu de la psychanalyse en parle, en entendra parler.

Sa vocation ? Studieuse et critique : la lecture, la raison depuis Freud, la pratique des textes de Lacan, les trésors de la clinique et son aggiornamento permanent. Clinique, en référence à : « ce n’est pas spécifiquement qu’un cas ait été évoqué qui fait le caractère clinique de ce qui s’énonce » (Lacan). Et politique : « penser une stratégie et créer une communauté » (Cynthia Fleury).

Le Bulletin récolte travaux et enseignements des  sections, antennes et collèges cliniques, dans leur diversité,  (casuistique, recherches, références, politique, présentations, conversations, notules….) mais rend compte également d’événements scientifiques, les anticipe, … lance ou anime des débats. Il promet d’être  en prise avec l’actualité en faisant jaillir le meilleur des productions.

Sa méthode ? Push ! En lisant, en écrivant…..C’est assurément le souffle des Journées de l’ECF de novembre 2009, impulsé par J.-A. Miller, qui a déclenché son lancement par un joyeux bataillon composé d’une vingtaine de correspondants (un ou deux par section), qui récolte ou sollicite d’ores et déjà études, papiers, billets, écrits et paroles de la communauté de façon à les « pousser vers » et inciter à lire et à écrire en retour. Lire et écrire comme éveil, réveil, appel au dépassement. Non pas désaveu de notre temps qui n’a plus l’usage des Lumières…mais un désir frais, revigorant par les temps qui courent.

Son adresse ? Les membres du Cercle. Cette adresse très ciblée s’est déplacée pour s’élargir, se singulariser… Qui sait ?

Son objet ? Le combat pour la psychanalyse. Il y a péril en la demeure. Lacan a souligné « l’éclat sans fin » avec lequel Freud a rendu à l’inconscient « le droit à la parole », le droit qu’il tient de sa structure de langage. Mais les « pensées » apolitiques qui entendent nous gouverner, ignorent précisément, au nom d’une prétendue objectivité, le lien qui nous relie à notre nature de parlant. Il faut dire leur fait à ces experts en normalité, qui voudraient séquencer nos moindres faits et gestes, et, in fine, nous assigner, via la cognition et le comportement, à résidence, dans notre corps, dans notre tête. Ils veulent ignorer la marque

singulière que les mots ont imprimé sur le corps, qui précisément surclasse la vie, lui ouvre un lointain…La singularité qui fait le sel de l’existence, aussi chétif que soit ce blason (Lacan à propos de Gide), demeure la seule dignité qui vaille pour un parlêtre. A l’encontre de la grand-route de l’homogène, de la prise en masse, de l’anonymat généralisé, du « comme tout le monde » des personnages à la Queneau (Cf. Le dimanche de la vie), « des héros très peu héroïques » comme dit Kojève, du « nihilisme ordinaire » que décrit Sollers, la psychanalyse fait sans doute entendre une voix à part.

Dans ce combat, nous n’avons pas d’autre choix que de viser l’avenir promis à ce qu’enseigne la psychanalyse d’orientation lacanienne. En répondre. Ce qui pose la question de ce que nous voulons en l’affaire. Hypothèque consentie sur notre tranquillité.